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    WINEFOODMUSIC LIVE - MICHEL LEEB



    Michel Leeb est né en 1947 en Allemagne, à Cologne, d’un père allemand et d’une mère italienne. Il fait le bonheur des Français avec ses imitations, ses prestations théâtrales et son amour du jazz.




     
    Gérard Bertrand : Bonjours à toutes et à tous, c'est le septième live Wine, Food and Music, nous sommes le 29 mai nous sommes au château l’Hospitalet nous avons le privilège d'avoir un invité multi-talentueux puisqu'il est à la fois crooner, écrivain, humoriste et homme de théâtre, bienvenu à Michel Leeb 
    Michel Leeb : Bonjours, comment allez-vous ? 
    Gérard Bertrand : on ne peut mieux, je suis très heureux de vous avoir là et puis je vous présente notre chef Laurent Chabbert qui fait la cuisine virtuelle depuis trois mois, à partir du mardi 2 juin il ouvre ses cuisines et on est impatient. Donc si vous êtes dans le coin parce que je sais que vous êtes en Provence, vous n'êtes pas très loin si vous êtes dans le Languedoc, vous êtes le bienvenu. Enfaite, il a fait à la fois la carte de printemps, d’automne, d’été et d’hiver il a beaucoup travaillé pendant quatre mois
    Comment ça se passe le confinement alors ? ou le dé confinement d’ailleurs 
    Michel Leeb : Mais oui parce que c’est ça, ça fait 2 mois et demi qu’on est tous enfermés mais heureusement moi j'ai mis cette période de parenthèse au service de l'écriture donc j'écris, j'ai  écrit une pièce, j'ai écrit mon prochain spectra que j'ai beaucoup travaillé. J'ai beaucoup bossé et voilà, donc maintenant eh ben on était dé confiné on va recommencer petit à petit à respirer à vivre à retrouver des amis qu'on aime, sa famille etc etc et ça va redémarrer. Voilà c’est une période incroyablement curieuse, étrange, résanctiogène pour beaucoup de gens mais maintenant voilà je pense que la vie doit repartir, plus qu'avant probablement. 
    Gérard Bertrand :  alors Michel est ce qu'on peut faire quand même, on a une tradition, c'est de porter un toast à vos futurs succès. On va gouter ensemble le ballerine qui est un crémant de Limoux rosé que j’ai envoyé sur lattes.
    Michel Leeb : J’en ai là.
    Gérard Bertrand : Voilà, donc on va commencer par boire un coup Michel non ? C’est l’heure.
    Michel Leeb : Oui je crois que c'est l'heure, c'est ce qu’il y a de plus important
    Gérard Bertrand : à la vôtre Michel
    Michel leeb : à la votre
    Gérard bertrand : santé
    Michel leeb : santé
    Gérard bertrand : et à la santé de tous les auditeurs qui nous suivent
    Michel leeb : voilà et qui nous regardent
    Gérard Bertrand : exactement
    Alors le chef a commencé avec l’amuse-bouche Michel
    Qu’est-ce qu’il a proposé le chef aujourd’hui ?
    Chef Laurent Chabert : Alors pour accompagner le ballerine, j’ai fait un Rolls végétarien avec carotte, concombre, un petit peu de salade du jardin, Radi, betterave qu’on a fait en pickles, il  y a du céleri aussi, en retours on a fait un navet qu’on a coupé très fin. Et là, je vais rajouter des feuilles de capucine pour le goût poivré 
    Michel Leeb : on entend pas bien, je préfère qu’il me montre parce que j’entends rien
    Gérard Bertrand : vas-y, rapproche-toi, il va vous montrer
    Chef Laurent Chabert : Donc là c’est un petit maquis de légume avec pleins de petites fleurs de capucine et des feuilles de capucine.
    Gérard Bertrand : Ça c’est mon petit privilège, Michel je suis désolé.
    Michel Leeb : C’est vache parce que moi j’en ai envie. 
    chef Laurent Chabert : fleur de sel, huile d’olive, c’est frais enfaite c’est pour l’été.
    Gérard Bertrand : Alors c’est très bon de s’ouvrir l’appétit comme ça Michel, moi je me rappelle une anecdote. Mon papa qui est décédé il y a trente ans maintenant, il était fan de vous et donc j’étais dans un restaurant avec lui en Provence, je sais plus où et ma maman. Et donc il me dit, tiens y a Michel Leeb en face, vous lui aviez fait un grand sourire et ça lui avait fait sa soirée parce que déjà, ça vous fait quelques années de carrière derrière vous. Moi ce qui me passionne c’est que  vous avez d’abord été connu par l’humour. Mais la musique, est ce que c’est ça que vous aimez le plus ? Qu’est-ce que c’est qui vous transcende le plus parmi tous les talents que vous avez ?
    Michel Leeb : Moi vous savez, j’aime beaucoup ce que je fais quand je le fais, alors quand je joue une pièce de théâtre comme par exemple, en ce moment bientôt avec Pierre Arditi, je me régale. Quand je chante à l'Hospitalet avec Big Bands, Dominique Rieux, je me régale. Quand je fais un one man show tout seul et que je raconte des histoires de toutes sortes, je fais des mimiques, des gags,  des sketches et tout ça, je me régale. Quand je mange de la bonne bouffe, je me régale. Quand je bois des verres je me régale. Quand je vis je me régale.
    Gérard Bertrand : Donc vous êtes un disciple de qui ? d’Epicure ?
    Michel Leeb : Et oui, et bien sûr et c’est ça la vie faut profiter de tout ce qu’on a.
    Gérard Bertrand : Mais vous avez commencé par quoi Michel, par le théâtre ou par la musique ?
    Michel Leeb : J’ai commencé par le théâtre et puis après j’ai fait du one man show. Et la musique qui faisait partis de ma vie, qui fait toujours partis de ma vie, je me suis dit,  faut qu’un jours, je fasse quelque chose sur scène mais musicalement. Alors j’ai fait, un concert de jazz avec deux, trois musiciens et puis ensuite y en a eu quatre, cinq, six, y a eu des Big Bands que j'ai eu la chance de rencontrer quand je me suis occupé du festival de jazz de Nice.
    Gerard Bertrand : J’ai vu ça.
    Michel Leeb : Voilà, pendant plusieurs années j’ai rencontré tous les musiciens que j'adorais quand j'étais gamin. Moi j'étais fan de jazz tout le temps, toute ma vie donc quand j'ai eu la chance de rencontrer tous ces musiciens là et en particulier les musiciens de Cambezi, ohlala.  Demandez donc à tous les musiciens de jazz qui est Cambezi , vous verrez bien que les mecs ils vont faire des sauts périlleux . Donc j'ai été les voir, j'ai dit que j'aimerais faire un album avec eux. Il m’ a dit « comment » ? J’ai dit que j’aimerais bien faire un album avec eux. Il me dis c’est ça va, retourne à l’école. Je lui dis attendez, attendez, je vais vous faire deux, trois exemples. J’ai commencé à chantonner devant eux des trucs, ils ont dit bah vous savez quoi si vous avez le courage, on va assumer comme on dit les c****** et bah écoutez, vous voyez, on vous amène en tourné. Et je suis parti en tournée avec eux. On a fait un album et quand on tourne avec celui de band, bah écoutez après hein, bah après…
    Gérard Bertrand :Alors on est content parce que vous êtes devant votre piano là, est-ce qu'on peut partir en tourné tout de suite la ? 
    Michel Leeb : oui, bon, je vais vous jouer un petit peu, attendez, je vais faire comme ça ,voilà, vous le voyez le piano ? 
    Gérard Bertrand : Oui je le vois très bien. 
    Michel Leeb :  Mais vous me voyez plus moi.
    Gérard Bertrand : On vous voit bien la ça va.
    Michel Leeb : Attendez, alors je vais vous jouer un petit truc.
      « c’est le blues de Gérard Bertrand, il aime ça de temps en temps, c’est un grand enfant, et sa musique c’est ses tomates et ses carottes. Musique c’est la cuisine du chef Chabert, moi j’aime Bertrand, il chouine tout le temps, ça fait du bien un mec comme ça qui donne du bonheur à tous les gens qui viennent manger ici tout le temps, oh yeah » 
    Gérard Bertrand : Merci Michel pour cette intro improvisée, voilà, là on vous voit bien. Donc c’est ça qui est formidable dans le jazz, c’est que l'improvisation est totale. Et même s'il y avait sur un canevas, on a des exemples extraordinaires. Celui qui m'a le plus marqué, ici même, vous savez, c'était le maceo Parker qui était le saxo de James brand et alors il est venu deux fois : la première fois où il est venu, il a joué trois heures. Il a fait un morceau de saxo de 21 minutes, tout le monde était en transe c'était extraordinaire. Et vous, parmi les américains, quel est le top deux ou le top trois de vos références ?
    Michel Leeb : C’est difficile, il y a Coltrane, Rollins, Malzéville, Oscar Peterson, Buddy Rich, tous les Big Bands, cambezzi, Duke Ellington. Les chanteurs, alors il y a un chanteur y en a pas deux et c’est Sinata et c’est le seul et tous les autres sont des gamins. Voilà et il y a bien sur des chanteuses, une chanteuse et y en a pas deux c’est bien sûr la fidgerald Diana Kral que j’aime beaucoup et puis voilà après chez les chanteurs français il y a des chanteurs français formidable. J'avais un ami merveilleux qui est plus la qui était Charles Aznavour et Charles Aznavour, c’était, pour moi le Sinatra français si on peut dire et bon voilà des musiciens…
    Gérard Bertran : Moi je suis je suis impressionné par la voix de James Brown.
    Michel Leeb : Oui bien sûr j’adore, j’adore.
    Gérard Bertrand : Est-ce que vous avez vu quand il a chanté avec Pavarotti ?
    Michel Leeb : Oui c’était magnifique.
    Gérard Bertrand : C’était extraordinaire.
    Michel Leeb : Magnifique et j’aime bien quand il bouge sur scène vous savez, Mickael Jackson s’est beaucoup inspiré de James Brown, beaucoup inspiré.
    Gérard Bertrand : Exactement, et Michel on dit que vous bougez aussi bien que James Brown d’ailleurs sur scène.
    Michel Leeb : Oui oui oui bien sur oui oui oui . Occupez-vous de vos oignons là.
    Gérard Bertrand : Non c’est vrai , avec votre ami dont vous parliez, Dominique Orieut là, donc il a fait une tournée avec vous et ça fait partis de ses meilleurs souvenir parce qu’il dis qu’ avec vous Michel, c‘est avant, pendant et après donc il faut garder cette convivialité, cette bonne humeur et je me souviens qu’avant le concert vous aviez dîner chez nous au château l'Hospitalet en 2007 et vous aviez bu un verre de vin. Est-ce que c'est quelque chose que vous faites souvent avant de monter sur scène ou pas ?
    Michel Leeb : Oui je bois un verre de vin toujours avant d'entrer en scène parce que c'est très bon pour les cordes vocales. Le tanin permet de graisser entre guillemets les cordes vocales, vous voyez ce que je dis ?
    Gérard Bertrand : oui, alors j’ai beaucoup de souvenir puisqu’après le concert on a l’occasion de boire un coup certainement avec les artistes et puis il y en a deux en particulier, c'était avec George Benson parce qu'il est venu il a été extraordinaire et il m'a raconté un peu sa vie et puis il m'a dit : vous savez moi je ne bois que du chardonnay. Donc on a ouvert une bouteille il l'a finie il était en grande forme et donc il m’a raconté sa vie. Après le concert il a rechanté dans sa loge c’était un grand moment. Et le deuxième c'était avec Zucchero parce que en fait il m'a dit « je veux manger j’ai faim » c'est parce qu’enfaite il l n'avait pas mangé et donc on a passé trois heures à manger. On lui a amené du jambon parce qu’il est de Parme lui, , ou à côté, et donc on a fait une soirée comme ça et c'est vrai qu'il y a beaucoup de convivialité avec les artistes parce que quand vous avez fini il y a une sorte de relâchement n'est-ce pas ? Donc vous avez faim quoi et envie de boire un coup.
    Michel Leeb : Quand je me suis occupé du festival de Nice on avait installé une scène dans une oliveraie, une immense livré ou pouvez se mettre 10 000 personnes et on avait construit la scène mais évidemment fallait faire attention de pas abimer les oliviers et on avait mis la scène dans un endroit ou y avait un olivier qu'on ne pouvait pas toucher. C'est le seul endroit où on pouvait mettre la scène. Et donc  l'olivier était au milieu de la scène, on passe les artistes, pleins de musiciens, de chanteurs, Joe Cocker, Al Jarreaux, James Brown, tout ce monde, tout ce monde vient et y en a un qui arrive et qui dit : alors là je vais vous dire moi, il n'est pas question que je chante avec un olivier sur la scène.
    Gérard Bertrand : votre ami toulousain
    Michel Leeb : Mon amis toulousain, je lui dis Claude, je ne peux pas faire autrement. Il n’en ai pas question, je lui dis, mais enfin Claude je peux pas, il est venu, Joe Jocker il est venu, Phil Collins ils sont tous venu franchement tu peux pas me faire ça. Bon alors je vais te dire je veux bien chanter à condition que tu m’envoie des litres et des litres d’huile de cet olivier. Et j’ai tenu parole, je lui ai envoyé tout ce que je pouvais comme huile extraite de cet olivier, il n’y en avait pas des masses mais je l’ai fait et il a chanté et il a fait un carton le cher Claude qu’on aime.
    Gérard Bertrand : On a un rapport particulier parce que enfaite Claude Nougaro il était un peu catalan aussi et il avait une maison à Tautavel, dans le Roussillon, l'homme de Tautavel mais comme c'est le vin que l'on met en avant dans le monde il est venu souvent là-bas donc cet accent que vous faites, c’est vraiment lui et on voit l’humoriste qui ressort.
    Michel Leeb : Et oui j’ai fait des imitations, tellement d’imitations que ça fait partis de mon truc ça.
    Gérard Bertrand : Alors chef qu’est-ce qu’on va avoir maintenant ?
    Michel Leeb : ah, le chef
    Chef Laurent Chabert : alors là, je suis en train de finir mon plat de courgette.
    Michel Leeb : Ce qui est terrible c’est qu’on ne va pas le manger nous.
    Gérard Bertrand : Alors Michel c’est quoi votre plat référé vous ? Qu’est-ce que vous aimez cuisiner vous ?
    Michel Leeb : Alors là je vais vous dire, vous allez être très déçu parce que mon plat préféré, c’est un truc archi simple, c’est les spaghettis à la napolitaine.
    Gérard Bertrand : C’est bon d’ailleurs.
    Michel Leeb : Oui c’est très bon mais évidemment je suis pas, alors j’ai un ami c'est Pierre Arditi je peux vous dire que lui c'est un grand spécialiste, alors vous le savez évidemment, il a dû d’ailleurs venir chez vous.
    Gérard Bertrand : Mais il boit que du bordeaux alors il est sympas mais il faudrait qu’il se mette aux vins du Languedoc et de Provence n’est-ce pas ?
    Michel Leeb : Mais il a tellement de qualités, mais en tout cas, la bouffe, ça il connait, je peux vous dire qu’il est aussi doué, parce qu’il cuisine lui, moi je ne cuisine pas.
    Gérard Bertrand : Alors Michel il va s’approcher parce que, regardez un peu la beauté du plat.
    Michel Leeb : Bravo !  Alors c’est quoi exactement ?
    Chef Laurent Chabert : Alors la fleur de courgette qui était farcie avec une farce fine de maigres, c’est un poisson de méditerranée, ensuite à l’intérieur j’ai rajouté un petit peu de mulet fumé, des fleurs de sarriette, et des fleurs de ciboulettes. Là on a cuit à la vapeur, vapeur de romarin, thym enfin tout ce qu’on trouve dans la clape, un peu de citron ici, après un carpaccio de courgette dessus et de courgettes et d’olive juste poêlé.
    Gérard Bertrand : Alors Michel, je vais vous dire, ce sont des produits du terroir et du jardin et qui sont des bio, qui sont cultivés en biodynamie et qui sont en partenariat avec tous les producteurs locaux, donc il travaille qu’avec des produits bio et c’est vrai que c’est mieux quand on peut le faire
    Michel Leeb : mon vin il est bio
    Gérard Bertrand : On va en parler.
    Michel Leeb : Mais là ce n’est pas très sympathique de votre part parce que, nous on est là, on peut même pas goûter, j’aime bien l’émission mais…
    Gérard Bertrand : C’est pour ça qu’on va vous inviter alors Michel, on va trinquer avec le château Hospitalet blanc, voilà, le nouveau millésime donc ici, enfaite c’est un clin d’œil pour vous rappeler ces bons moments en 2007 quand vous êtes venu. Parce que je me souviens que vous aviez demandé un bon verre de château Hospitalet rouge donc voilà, donc, sur les différents domaines vous voyez on essaie de magnifier ces terroirs et c’est vraiment un terroir magnifique la clape.
    Michel Leeb : Il est vraiment magnifique.
    Gérard Bertrand : ça va très bien avec le plat mais je vais pas faire l’affront de le goûter Michel parce que je sens que vous salivez donc si en plus, je goûte… Je le goûterais tout à l'heure mais Michel, je me suis laissé dire que vous avez un cru aussi prestigieux que la Romané Conqui, qui est le vin le plus exclusif du monde.
    Michel Leeb : Alors je vais vous en parler j’ai un hectare et cent d’un vin que j’appelle le clos du tilleul, c’est chez moi, parce qu’il y a un immense tilleul qui protège cette vigne et c’est un vin rarissime c’est un vin qui n’est pas abordable financièrement et il est remarquable parce que c’est un vin, c’est du grenache et il est exceptionnel, c’est un vin rarissime, mais il y a quand même une centaine de bouteille pour les amis.
    Gérard Bertrand : Donc vous en buvez 4900 dans l’année quoi.
    Michel Leeb : J’en bois 4900 dans l’année, ce n’est pas moi qui les bois non, c’est exploité par une grosse boîte.
    Gérard Bertrand : des amis à vous
    Michel Leeb : voilà qui s’appelle Oreto, c’est une boîte qui marche très bien ici et une société viticole et c’est vraiment très bien et grâce à eux j’ai plus exploiter cette vigne, la travailler, l’exploiter entièrement et ils me font cadeau d’une centaine de bouteille mais c’est chez moi.
    Gérard Bertrand : Vous participez un peu aux vendanges ?
    Michel Leeb : non parce que je suis tout le temps en vadrouille et je ne suis jamais là, quelques fois je les vois ils viennent parce que c’est une culture raisonnée c’est vraiment très bien, c’est très sérieux, c’est bio et toit, comme vous.
    Gérard Bertrand : C’est un jolie nom le clos du tes tilleuls.
    Michel Leeb : le clos du tilleul
    Gérard Bertrand : du tilleul, vous pourriez faire une chanson d’ailleurs un jour le dessus peut être.
    Michel Leeb : mais oui mais moi je ne suis pas compositeur de chanson.
    Gérard Bertrand : à mon avis il faudrait pas forcer beaucoup pour que vous y arriviez
    Michel Leeb : C’est mon fils qui compose vous savez
    Gérard Bertrand : Je sais, il est pas trop frustré qu’il n’y ai pas eu de classement pour l’eurovision.
    Michel Leeb : Bien sûr que si, mais il a dit c’est bien parce que c’est la seule année ou je ne risquais pas de pas perde.
    Gérard Bertrand : oui y a eu que des gagnants.
    Michel Leeb : Il y a eu que des gagnants alors bon très bien, donc peut être que l’année prochaine on verra, de toute façon, ça lui a quand même fait pas mal de publicité.
    Gérard Bertrand : Oui et est ce qu’avec, entre Tom et Fany et vous, est ce que vous avez déjà fait des spectacles publics.
    Michel Leeb : Alors avec ma fille Fany, j’ai chanté quelques fois je l’avais invité par exemple à Paris au casino de Paris ou je chantais et elle est venu chanter avec moi Tom aussi il était sur scène avec moi et d'ailleurs dimanche qui vient on fait un spécial leb chez Drucker et donc c'est enregistré mardi prochain et ce sera diffusée le 28 juin. Je fais un peu de publicité mais enfin bon.
    Gérard Bertrand : c’est sympa, c’est bien
    Michel Leeb : et voilà donc on fait une spéciale leb Tom Fany et moi
    Gérard Bertrand : Et vous allez jouer sur scène là-bas tous les trois ou pas ?
    Michel Leeb : On va faire quelque chose tous les trois.
    Gérard Bertrand : Ah, c’est sympa parce qu’il y’a Julio Iglesias aussi qui a ses deux fils qui font de la musique.
    Michel Leeb : Ah oui moi je le connais très bien Julio il est très gentils il m’avait demandé de venir avec lui, il m’avait dit, viens avec moi, viens avec moi, viens avec moi en argentine quand j’étais tout petit et moi j’ai pas voulu aller la bas parce que je connais pas bien , je parle pas bien espagnol. Mais il était la Julio il m’a dit, ça m’a fait plaisir et j’aime beaucoup parce que j’ai fait la première partis de Julio à  l’Olympia moi…
    Gérard Bertrand : Ah oui et c’est pour ça que je rebondis la dessus parce que c'est quand même un phénomène aussi et qu’est-ce que ça vous a inspiré ? Parce que c’est vraiment un homme de scène extraordinaire.
    Michel Leeb : Mais faire la première partie, faire la première partie de Julio Iglesias à l’Olympia, c’était extraordinaire parce que je me présentais moi-même il n’y avait pas de présentateur, j’allais en coulisse et je disais : et maintenant, mesdames et messieurs pour vous ce soir en exclusivité en première partie de Julio Iglesias, l’extraordinaire, Michel Leeb. J’arrivais et là les gens pensais que quelqu’un me présentait bon évidement je déconnais la dessus mais c’était sympas, il faut bien se débrouiller au début.
    Gérard Bertrand : Parce que enfaite, moi j’aime beaucoup sa musique et ses chansons et enfaite un jours je regardais, voilà…
    Michel Leeb : je n’ai pas changé, toujours les même chaussettes troués
    Gérard Bertrand : Je sais pas si vous connaissez l’anecdote mais un jours il chantait à Cadix en Espagne et il pleuvait, et à 10 heures du soir on dit il pleut, on peut pas jouer mais restez la Julio va venir et les gens criaient Julio, Julio et ils ont criés comme ça jusqu’à 5 heures du matin, il est tombé un déluge de flotte et le concert a eu lieu entre 6 heures du matin et 9 heures du matin et il dis c’est la plus belle émotion que j’ai eu dans ma vie parce que j’ai attendu la nuit à attendre de pouvoir jouer et y avait 5000 personnes qui ont pris la flotte sur la tête.
    Michel Leeb : et il a chanté ou pas ?
    Gérard Bertrand : il a chanté oui.
    Michel Leeb : à 5 heures du matin ?
    Gérard Bertrand : oui, c’est extraordinaire, j’ai vu ce reportage, ça m’a ému c’était extraordinaire et les gens faisaient que gueuler, que crier
    Michel Leeb : J’ai d’autres anecdotes moi j’étais arrivé à Grenoble, je chantais et faisais mon spectacle, il pleuvait tellement sur la place du général de gaule à Grenoble, figurez-vous que les gens c’étaient mis en voiture, ils n’étaient pas descendu de voiture tellement il pleuvait devant la scène, il y avait je sais pas moi, 200/300 bagnoles devant la scène.
    Gérard Bertrand : sunrise
    Michel Leeb : Mais c’était exact et  bon alors figurez-vous moi j'étais obligé de dire aux gens est ce que vous entendez et hop il faisait des appels de phare, vous m’entendez ? j’ai dit alors si vous applaudissez, vous klaxonnez  d'accord et si vous riez vous faites marcher vos essuie-glaces. Je vous jure c’est vrai, et à la fin ils ont voulu partir y avait plus de batterie dans les bagnoles.
    Gérard Bertrand : oui c’est pas mal oui vous avez pleins d’anecdote comme ça c’est extraordinaire.
    Michel Leeb : ohlala, voilà bah c’est ça ce métier, si vous saviez, je pourrais vous en raconter jusqu’ à demain matin mais bon on a autre chose à faire.
    Gérard Bertrand : Et vous avez fait aussi quelques concerts improvisés comme ça qui ont duré une éternité ?
    Michel Leeb : beh oui parce que, si vous voulez le jazz, c’est quoi le jazz c’est l’échange et si l’échange se fait bien, ça peut durer des heures et des heures et des heures. Vous me parliez tout à l’heure du solo de Maceo Parker de  26 minutes, ça veut dire qu’il était bien donc ça peut durer, moi ça m’est pas arrivé de dépasser les 6/7 heures de spectacle, jamais…
    Gérard Bertrand : C’est déjà bien , au moins …
    Michel Leeb : non non non non mais bon…
    Gérard Bertrand : Est-ce que vous avez la même préparation quand vous rentrez sur scène pour le théâtre ? Est-ce que c'est plus difficile ou plus facile que de rentrer sur une scène quand on va faire de la musique ?
    Michel Leeb : faire de la musique, j'ai plus de difficulté à rentrer en scène quand je joue au théâtre plutôt que la musique parce que le théâtre si vous voulez, il y a une vrai rigueur ce qui ne veut pas dire que n’y a pas de rigueur à la musique mais c’est beaucoup plus décontracté y a des improvisations possibles y a des clins d’œil possible on peut faire 1000 choses ça dépend, le théâtre c’est des rails sur lesquels on peut pas bouger et si vous plantez vous, vous plantez les autres, bon en musique aussi d’ailleurs mais l’échange est pas le même, c’est pas la même chose
    Gérard Bertrand : et ils ont pas la trouille un peu Arditi et les autres que vous partiez un peu en live justement pour les perdre ?
     
    Michel Leeb : Oui et c’est une très bonne question, c’est une très bonne question parce que j'ai une tendance à essayer de planter les copains mais ça se passe toujours très bien parce qu’ils ont de l'humour Pierre a un humour formidable et il est très friant de ce genre de choses c'est un jouisseur et il aime s'amuser et sur scène, la première des chose qu’il m’ a dite y a deux jours, même hier, il m’a dit vivement qu’on recommence qu’on s’amuse.
    Gérard Bertrand : C’est génial, c’est génial parce que effectivement …
    Michel Leeb : Parce que si vous vous amusez pas, le public s’amusera pas non plus.
    Gérard Bertrand : Parce que moi je me souviens quand vous êtes venu pour le, avec le big bands brass, vous avez fait de l’humour, vous avez pas pu vous empêcher d’interpeller le public, notre ami le sous-préfet qui était là vous lui avez fait quelques misères donc vous êtes, vous êtes en interaction permanente mais dans un cadre rigoureux comme le théâtre, parce que le public il voit quand vous sortez de la pièce il voit quand vous improvisez.
    Michel Leeb : Et il adore ça.
    Gérard Bertrand : Il adore parce qu’enfaite ça rend le moment unique quoi.
     
    Michel Leeb : Voilà, quand on a des fou-rires et que là on se plante, vous savez il y a des moments où on peut plus avancer, il y a des moment où on peut plus avancer parce qu’on ris tellement qu’on peut plus avancer et le public est aux anges, ils sont comme des fous et je me souviens d’un truc, figurez-vous on était au théâtre des variétés à Paris, je jouais une pièce très drôle qui s’appelait 3 partout, une pièce très marrante avec pleins de trucs marrant ça cartonnait et figurez-vous qu’à un moment donné, à un moment donné, je sers la main à un garçon que vous connaissez bien, qui lui, est tous les jours à la télévision qui s’appelle Gérard Hernandez , il est dans une émission sur m6 qui s’appelle je sais plus quoi il me semble que c’est des trucs de couples qui s’engueulent qui je sais pas comment, bon, je lui serre la main et en lui serrant la main en plus j’étais très élégant très bien habillé  je dis bonjour, je m'appelle Jean François Thibault, et il me fait enchanté et au moment où je lui serre la main, je pète et je pète bien. La dessus, lui, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse ? Il me dit enchanté et il part d’un fou-rire mais incontrôlable et il me dis, il me dis cette phrase parce qu’en face, sur le théâtre et en face de l’autre côté du boulevard, il y’avait Jean Lefèvre qui jouait une pièce et il me dit : oh la vache, et il y a une dame au premier rang qui dit : et beh bravo, Jean Michel Lefèvre il a dû l’entendre, on a baissé le rideau, on a baissé le rideau parce qu’on ne pouvait plus continuer à jouer. Alors ça c’est des moments vous allez me dire ce n’est pas très fin mais en même temps quand ça arrive, que vous pouvez pas vous retenir de rire et beh…
    Gérard Bertrand : Vous savez moi j’ai un passé de rugbyman on a pas fait toujours que dans la finesse non plus.
    Michel Leeb : non mais voila
    Gérard Bertrand : et c’est les meilleurs moments parce qu’on s’en souvient et ça devient des légendes après on se les raconte. Alors Michel regardez, le chef il a continué, regardez ce qu’il a cuisiné pour vous.
    Michel Leeb : ah c’est beau, c’est beau ,c’est beau donc qu’est-ce que c’est ?
    chef Laurent Chabert : Alors là, on a cuisiné la joue de porc de Catalogne, catalan, à côté de perpignan , là on l’a braisé au thym de la clape pendant 6 heures environ et au vin rouge, ensuite une piperade que j’ai faite à côté poivron jaune, poivron rouge et tomates un petit peu d’oignon et sebête et voilà le jus à la fin qu’on a réduit un petit peu avec un caramel de miel.
    Gérard Bertrand : donc tous ces plats ils vont être à la carte Michel, et je sais que vous venez au mois de septembre avec Pierre Arditi à Narbonne
    Michel Leeb : en octobre
     Gérard Bertrand : En octobre donc quand vous, si vous séjournez chez nous ce qu’on souhaite vous serez nos invités et donc le chef, tous ses plats seront à sa carte cet automne, donc vous pourrez les déguster véritablement
    Michel Leeb : et vous faites du vélo Mr Chabert ?
    Chef Laurent Chabert : un petit peu oui
    Michel Leeb : Ah oui, c’est bien parce que vous avez une belle casquette et je pensais que c’était une casquette de cycliste.
    Gérard Bertrand : Et oui, vous savez, d’abord il est de l’allié. Donc ses parents sont agriculteurs, ils sont éleveurs, donc c’est pour ça que la viande ça le connais
    Michel Leeb : Ah bah c’est bien continuez.
    Gérard Bertrand : Alors Michel on va boire un petit coup. Donc c’est le dernier verre de la soirée.
    Michel Leeb : aller
    Gérard Bertrand : Donc c’est le château la Soujeole qui est à Malperre. Donc c’est un grand vin du côté de la cité de Carcassonne, vous savez, ce domaine, il est particulier parce que nous avons du cabernet franc, du merlot et du malbec comme à bordeaux et si vous voyagez sur Air-France ; on va leurs faire de la pub en ce moment parce qu’ils en ont bien besoin. Vous pouvez le boire en business comme le Sigalus ou le château hospitalet. Donc un petit clin d’œil à nos amis d’Air-France en espérant que les lignes vont s’ouvrir très prochainement qu’on puisse un peu voyager. A la vôtre Michel.
    Michel Leeb : Merci de m’accueillir chez vous.
    Gérard Bertrand : Alors est ce qu’on peut finir juste par trois petites notes de musiques Michel avant qu’on se quitte ? D’abord je voudrais vous dire un grand merci Michel, vous dire que c’est un grand moment et que j’espère vous recevoir, à la fois l’homme mais aussi le musicien et l’homme de théâtre puisque vous allez venir à Narbonne. Je vous souhaite aussi une bonne reprise avec Pierre Arditi. Vous avez, on peut le dire peut être une prochaine pièce de théâtre avec Fany Cotennsson inavouable qui va démarrer bientôt non ?
    Michel Leeb : qui démarre le 14 novembre à Paris
    Gérard Bertrand : Voilà, donc vous avez une actualité très fournie et je suppose qu'en 2021 vous
    allez retourner un peu sur les festivals.
    Michel Leeb : Absolument, alors je vous joue un petit morceau.
    Gérard Bertrand : Je vous remercie Michel alors on va finir un peu en musique et puis à très bientôt.
    Michel Leeb : à très bientôt, au revoir monsieur Chabert merci Gérard.
    Gérard Bertrand : à vendredi prochain
    Michel Leeb : Alors je vous fais 3 petites notes pour vous dire au revoir
    Gérard Bertrand : à bientôt : merci à très bientôt
    Michel Leeb : salut